Le terme métaux de base s’appréhende par opposition aux métaux précieux. Ce sont les métaux communs que l’on trouve généralement en plus grande quantité dans la nature que les métaux précieux comme l’or ou l’argent. Dans cette catégorie, on retrouve les métaux ferreux comme le fer, l’acier doux, la fonte, et les métaux non ferreux comme l’aluminium, le zinc, le cuivre et le plomb.
Ces métaux sont principalement utilisés dans les secteurs industriels comme les transports, la construction ou encore l’électronique. L’évolution du cours des métaux de base dépend donc pour une grande part de la croissance de l’activité économique mondiale, puisque c’est celle-ci qui implique le niveau de la demande. Ces propos se vérifient d’ailleurs aisément si l’on regarde qui sont les plus grands consommateurs des métaux de base ; il s’agit de la Chine, suivie de l’Inde et des pays à plus forte croissance économique, et surtout en voix d’industrialisation.
Concernant l’offre, on ne peut réellement dégager de tendance globale, il faut étudier les métaux de base un par un. En effet, l’offre dépend en grande partie des réserves connues de ces métaux. Or pour certains, comme l’aluminium, ces réserves sont de l’ordre de plus d’un siècle de consommation, alors que pour le zinc, elles devraient être épuisées d’ici une quinzaine d’années, toutes choses égales par ailleurs.
D’une manière générale, il faut noter que les exploitants miniers ajustent souvent leur production aux prix du marché (dans les métaux de base c’est plus le cas que l’inverse) car les coûts d’extraction sont habituellement élevés (bien qu’en baisse grâce à la technologie) et il n’est pas toujours facile de rester rentable.