Avec l’accroissement de l’intérêt des financiers pour les matières premières, les produits agricoles se sont développés et il en existe désormais quatre catégories, pour tous les types d’investisseurs (auparavant les produits agricoles étaient surtout réservés aux professionnels et institutionnels).
Parmi les produits agricoles les plus utilisés actuellement sur les marchés boursiers, on trouve les contrats futures, qui ont pour sous-jacent, c’est-à-dire pour référence, le cours de matières premières comme le maïs, le blé, le soja, le café, le coton et le sucre. Ces contrats futures permettent d’acheter ou de vendre une certaine quantité du sous-jacent à un prix déterminer à l’avance pour une date ultérieure. Ces contrats peuvent donner lieu à une livraison effective lorsque l’acheteur ou le vendeur utilisent cet instrument comme couverture contre un risque de hausse ou de baisse des prix, mais ils sont aussi utilisés comme instrument permettant de dégager un profit, sachant que dans ce cas il faut revendre (ou racheter) le contrat détenu avant son échéance, pour ce placer sur une échéance plus lointaine. C’est ce qu’on appelle « roller » sa position.
Fonctionnant un peu de la même façon que les futures, on trouve les options sur produits agricoles. La différence majeure avec les précédents est qu’à l’échéance, le détenteur de l’option n’est pas obligé de l’exercer si les conditions de marché ne lui sont plus favorables.
Pour suivre, il existe désormais un certain nombre de trackers (vocabulaire français pour définir un ETF, Exchange Traded Fund) comme l’easy ETF S&P GSAL TM, dont l’objectif est de répliquer au plus près la performance de son indice de référence (comme c’est le cas de tous les ETF) qui est le GS Agricultural and Livestock Total Return Index. Les certificats fonctionnent un peu de la même façon que les ETF mais ne présentent pas les mêmes garanties juridiques, ils sont directement adossés à une matière première (ou à son contrat à terme).
Et enfin, les derniers produits agricoles existants sont les fonds d’investissement ou OPCVM sur matières premières agricoles, comme par exemple le fonds Prim Agriculture qui contient une dizaine de matières premières agricoles en equipondération.